Netvibes met enfin un pied en entreprise avec Sage

Après avoir longtemps existé de façon officieuse en entreprise (sur imitative des collaborateurs), Netvibes vient d’annoncer un partenariat historique avec Sage pour rentrer par la grande porte dans le monde de l’entreprise : Partnership with Sage brings Netvibes to even more Enterprises. Pour être plus précis, Netvibes va devenir la solution officielle de portail pour la future version de ERP X3 (un produit à destination du mid-market). Cet accord va donc permettre aux clients de Sage de profiter des offres Premium Dashboards et Netvibes for Enterprise.

Netvibes en entreprise

Netvibes en entreprise

Cette nouvelle monture devrait sortir au premier trimestre 2010 et être propulsée par Wasabi, la nouvelle version majeure de Netvibes : Le nouveau Netvibes, édition Wasabi. Un choix tout à fait intéressant car il répond à deux besoins : le tableau de bord personnalisable pour les employés et le lecteur de flux (qui a été grandement amélioré dans la nouvelle version : New Netvibes Will Be World’s Biggest Real-Time Feed Reader).

La nouvelle version de Netvibes

La nouvelle version de Netvibes

Le système de personnalisation de l’interface permettra donc aux collaborateurs de choisir les informations et applications qui leur conviennent le mieux (en s’appuyant pour cela sur le standard Universal Widget API), à défaut il sera possible de leur proposer différents choix par défaut.

Concernant la lecture de flux RSS, là encore il y a du nouveau puisque la nouvelle version propose différents modes d’affichage (liste, mosaïque…) mais également le support des protocoles d’échange de données en temps réel Pubsubhubbub et RSS Cloud.

Bref, ce ne sont que des bonnes nouvelles et le début d’une expérimentation à grande échelle du principe de personal dashboard qui va pouvoir être testé auprès de dizaines de milliers d’utilisateurs dans un contexte professionnel. Bien évidement il existe d’autres éditeurs de solutions de ce type mais peu ont le même parcours que Netvibes (cocorico !).

D’ailleurs à ce sujet je suis à la recherche de retours d’expérience sur l’implémentation à grande échelle de ce type de fonctionnalité…

(via Read/Write Web)

SAP lance une application d’analyse de social graph

Vous connaissez SAP ? Mais si enfin, le champion des progiciels de gestion intégrés qui a racheté Business Objects en 2008. Et bien figurez-vous qu’ils viennent d’ouvrir un tout nouveau Innovation Center qui risque de vous intéresser : SAP BusinessObjects innovation center is live!. Un certain nombre de prototypes sont ainsi développés dans ce centre d’innovation : Différents outils pour mieux exploiter vos données bureautiques (Excel, Outlook…), des outils de reporting avancé, des versions desktops des outils…

BI panel, pour mieux exploiter votre boîte mail sous Outlook

BI panel, pour mieux exploiter votre boîte mail sous Outlook

Joint par téléphone, Alexis Naibo – le directeur du centre d’innovation de Paris, m’a expliqué que ces prototypes étaient développés en fonction de demandes de clients ou sur impulsion de la direction (en fonction des “business trends“).

Le prototype qui nous intéresse aujourd’hui est le Social Network Analyser, un outil qui permet d’analyser le social graph d’une entreprise en combinant les liens / relations de différents sources et réseaux. Dans les faits, ce prototype s’intègre à l’annuaire de votre entreprise pour analyser les relations entre collaborateur et importe également différentes données pour construire un modèle relationnel (organigrammes, composition des équipes projet, liste de partenaires, liste de clients et des interlocuteurs internes…).

Toute ces données sont ensuite compilées au sein du Relationship Analysis Server (qui nécessite le recours à un administrateur pour le paramétrage des flux entrants et leur maintenance / mise à jour), l’outil vous donne accès à une interface de consultation :

Le social graph du point de vue d'un collaborateur

Le social graph du point de vue d'un collaborateur

Sur cette vue, le social graph est centré sur un collaborateur, un certain nombre de filtres sont disponibles pour pouvoir affiner la recherche et identifier la ou les bonnes personnes. Il existe également une vue “process” pour modéliser une chaîne de décision :

La vue orientée processus du Social Network Analyser

La vue orientée processus du Social Network Analyser

Egalement joint par téléphone, Timo Elliott – un evangelist de l’équipe, m’a précisé que cet outil est avant tout destiné aux populations RH (et notamment les “talent managers“) mais également aux cabinets spécialisés en rationnalisation / optimisation de l’organisation interne. Idéalement cet outil est l’arme ultime pour les Chief Network Officers, si tant est qu’une entreprise veuille se doter de ce poste. Plus d’infos ici : SAP Social Network Analyzer Prototype.

Un prototype tout à fait intéressant qui illustre bien le changement de paradigme : de l’ère du Knowledge Management à celle du Network Management. Encore plus intéressant, cette application peut également servir en dehors de l’entreprise pour analyser les réseaux “ouverts” comme Facebook ou LinkedIn. Peut-être pouvons-nous y voir une possible utilisation par les spécialistes de l’influence et du buzz marketing pour combiner différentes plateforme sociales et identifier plus facilement les noeuds forts.

Twitter + Yahoo! Answers + LinkedIn = Blellow

J’ai déjà eu l’occasion de vous vanter les mérites des outils de microblog en entreprise (cf. Les microblogs d’entreprise comme outil d’éveil et Twitter + Basecamp = Co-op), mais comme je suis un incorrigible enthousiaste, je me permet de vous faire découvrir une troisième catégorie d’outil de microblog d’entreprise.

Troisième ? Mais oui enfin, car nous pouvons maintenant identifier différentes catégories en fonction de la cible :

  • Les outils de microblog à l’échelle de services ou projets comme Co-op ;
  • Les outils de microblog à l’échelle de l’entreprise comme Yammer ;
  • Les outils de microblog à l’échelle de professions comme Blellow.
La page d'acceuil de Blellow

La page d'accueil de Blellow

Blellow vient donc bousculer les acteurs en place avec une proposition de valeur tout à fait intéressante : une plateforme de microblog et de collaboration centrée sur les métiers (cf. Blellow, Like Yammer meets LinkedIn Meets Twitter In A Way That Makes Sense). Le principe est simple :

  1. Vous créez un compte ;
  2. Vous rejoignez un groupe (en fonction de vos compétences / profession) ;
  3. Vous décrivez les projets sur lesquels vous travaillez et posez des questions aux membres de votre groupe ;
  4. Vous récompensez les meilleures réponses avec des kudos ;
  5. Les utilisateurs avec le plus de kudos bénéficient d’une meilleure exposition (et de la reconnaissance de leurs collègues) et sont ainsi plus visibles pour une société à la recherche d’un expert.
La page de groupe dans Blellow

La page de groupe dans Blellow (avec les Q/R)

Voilà, c’est d’un simplicité diabolique : implication = reconnaissance = visibilité = $.

La plateforme propose en plus un certain nombre de prestations comme la possibilité de publier des offres d’emploi ou de recherche de freelance, d’héberger des documents… Ce Blellow se positionne donc comme le Twitter des freelance, un formidable outil de promotion personnelle. Plus d’infos ici : Blellow, A Better Microblogging Tool for Freelancers and Web Workers.

Dans un autre style, il y a aussi cette initiative de Federated Media et Microsoft pour verticaliser Twitter : Federated Media, Twitter and Microsoft Launch ExecTweets. L’idée derrière cet ExecTweets est de filtrer les membres par métier et par fonction (c’est en quelque sorte le Twitter des patrons). Les tweets sont ensuite classés en fonction du nombre de votes qu’ils ont reçus (ici la catégorie Technology) :

ExecTweets, le Twitter des patrons

ExecTweets, le Twitter des patrons

Que dire de ce service si ce n’est que je trouve extrêmement réducteur de considérer que seuls les directeurs (”executives” en anglais) possèdent la compétence ou le savoir-faire. Bref, une variante intéressante mais trop élitiste à mon goût.

IBM travaille sur un browser dédié à la collaboration

En ce moment les projets autour d’outils de collaboration en ligne ne manquent pas. Dernier en date, celui d’IBM qui s’appelle pour le moment “Blue Spruce“.Il s’agit visiblement nom pas d’un logiciel mais d’un navigateur ou plutôt d’une sur-couche pour les navigateurs. L’objectif de cet outil sera de fournir aux collaborateurs une plateforme qui leur permette de travailler en ligne sur des applications métier et de collaborer également en ligne (co-création…) : First Look at Blue Spruce, IBM’s Next Generation Browser Platform.

Cette future offre prendra vraisemblablement la forme d’un plug-in qui servira d’environnement d’excécution et de communication comme expliqué ici : IBM working on Web-based collaboration platform. Il y a donc un gros volet collaboration qui va visiblement venir en concurrence de solutions comme Adobe Genesis.

La plateforme de collaboration d'IBM

La plateforme de collaboration d'IBM

Plus intéressant, cette plateforme servira également à faire tourner des applications en ligne. Il n’est pas ici question d’un nouveau langage de développement mais plutôt d’un “accélérateur” (ou d’un “fiabilisateur”) qui repose sur les technologies web traditionnelles (HTML, CSS, javascript…). Différentes expérimentations sont déjà mené avec des prototypes d’applications métier :

Une application métier dans Blue Spruce

Une application métier dans Blue Spruce

Voilà donc un projet ambitieux dans lequel s’est lancé IBM, attendons de voir comment ce projet évolue puisqu’ils en sont au tout début. Je trouve en tout cas très intéressante l’idée de pouvoir intégrer de façon native des modules de collaboration (visio-conf, tchat…) à une application métier. A suivre…

Apple se lance dans le SaaS avec iWork.com

Les rumeurs les plus folles anticipaient une version web de la suite iWork d’Apple, mais c’est finalement un service distincte qui a été annoncé à la dernière keynote : iWork.com. Pour faire simple, ce service vous permet de publier et de partager vos documents sur le web :

Le principe est simple : vous publier vos documents (uniquement les fichiers iWork 09), vous choisissez les options de partage (autorisation sur les commentaires et les téléchargements), vous envoyés une invitation et voilà.

La suite est plus classique : publication de commentaires et de notes, gestion des droits d’accès centralisés…

L'interface de collaboration de iWork.com

Rien de très révolutionnaire là-dedans, d’autant qu’il n’est pas encore question de gestion des versions ou du support d’autres formats que ceux d’iWork. Soyons honêttes, avec cette offre Apple fait à peine mieux que la combinaison PowerPoint / Slideshare : SlideShare makes PowerPoint social (also sends it to the cloud).

Passé la déception, il faut plus voir dans cette annonce un changement majeure dans l’industrie du logiciel qui passe d’un modèle de logiciel isolé à celui de Software and a Service, principe lancé par Microsoft (cf. SlideShare PowerPoint Ribbon – it’s S+S!). Nous pouvons ainsi imaginer un futur (très proche) où le coût des licences va progressivement s’éclipser au profit d’un abonnement aux services associés. Mais pour cela encore faut-il imposer un standard, d’où la très forte probabilité d’une distribution gratuite des logiciels (servant de produit d’appel) pour mieux facturer du service (des revenus réguliers qu’il est impossible de pirater).

Bref, l’avenir est dans le SaaS / S+S / Cloud computing (appelez ça comme vous voulez) et la tendance semble se généraliser chez Apple comme le prouve la nouvelle version de iPhoto qui semble vouloir rattraper son retard sur le Picasa de Google qui fonctionne déjà en mode S+S avec Picasaweb.

Mais revenons à nos moutons avec ce tout nouveau iWork.com qui risque de faire pâle figure face à des solutions beaucoup plus prometteuse comme le futur Genesis d’Adobe. La principale raison est que ce service n’est pas lié à un format de fichier en particulier (iWork ou Office) et offre un premier niveau de collaboration (commentaires, partage d’écran, tchat…) sans toutefois venir marcher sur les platebandes des suites bureautique en ligne comme Google Docs ou Zoho qui sont elles mêmes en concurrence avec les offres de wiki d’entreprise (SocialText, Confluence…). Mais là nous entrons dans un autre débat.

Bref, tout ça pour dire que je suis plus que sceptique vis à vis de ces offres centrées sur des formats de fichier et que j’anticipe un potentiel beaucoup plus grand avec les offres centrées sur les entreprises comme blueKiwi ou BlueHouse.

BubbleComment : la collaboration en vidéo

Après les services de Social Bookmarking (qui permettent d’enregistrer ses favoris/marques-pages non pas sur son poste mais en ligne pour les retrouver de n’importe quel ordinateur et les partager), nous avons vu apparaître en 2008 des outils plus pointus qui permettent non seulement d’enregistrer une page mais en plus d’y ajouter des notes et des commentaires.
Cette deuxième génération de social bookmarking s’inscrit parfaitement dans une logique de travail collaboratif et je pense que ça mériterait un petit billet dédié pour vous présenter leur potentiel.

Quoiqu’il en soit, nous avons passé une nouvelle étape aujourd’hui grâce à BubbleComment qui est un service d’annotation vidéo de pages web. A mi-chemin entre le vlogging (vidéo-blogging comme Seesmic) et le social bookmarking, BubbleComment vous permet d’enregistrer un court message vidéo en rapport avec une page web et de partager ensuite cette page et son commentaire. La vidéo (moins de 30 secondes) apparait dans une bulle par-dessus la page.

Ultra-simple, convivial et so-hype, BubbleComment pourrait être utilisé pour toute sorte de travail collaboratif :

  • Cher collègue, j’ai trouvé cet article qui pourrait t’interesser car… blabla
  • Madame la cliente, voici donc la nouvelle maquette intégrant vos corrections, vous remarquez que nous avons… blabla
  • Monsieur le prospect, suite à notre conversation téléphonique, voici le site web dont je vous parlais, vous voyez donc… blabla

Voici un exemple que je viens d’enregistrer :
http://www.bubblecomment.com/comment.php?id=ybLxEVqwQU
(et au passage un peu de pub pour mon blog :-)

PS : Bien que je l’ai découvert aujourd’hui, ce service existe apparement depuis plusieurs mois.

PPS : La version gratuite du service limite le visionnage du commentaire vidéo à 50 vues et/ou à 30 jours.

Une plateforme E2.0 complète pour blueKiwi 2009

C’est la semaine dernière que blueKiwi a présenté la future évolution majeure de sa solution d’Entreprise 2.0 : blueKiwi 2009, la plateforme de Réseau Social d’Entreprise qui stimule la performance.

Beaucoup de monde avait fait le déplacement pour non seulement découvrir les nouveautés mais surtout pour écouter les discours très attendus de Stowe Boyd et le canadien Jon Husband :

La présentation de bK2009

Mais revenons à la star de la soirée : la nouvelle version de blueKiwi. Gros lifting pour cette application en ligne qui s’éloigne de l’idée initiale de blocs-notes partagés pour aller vers une offre bien plus riche.

La visite guidée commence tout d’abord un ce très beau tableau de bord où est synthétisée l’activité sociale du collaborateur :

Le tableau de bord de bK2009

Il y a également des profils beaucoup plus riches qui intègrent l’ensemble de la production du collaborateur mais également des widgets, des tweets ainsi qu’un nouveau système de tag cloud :

Les profils enrichis de bK2009

Il y a ensuite un système de groupes (publics / privés / cachés) :

La liste des groupes dans bK2009

Terminons avec les espaces thématiques (sortes de mini-portails à la Netvibes) ainsi que les ideagoras :

Autres possibilités offertes par la plateforme : gestion de projet et intégration d’applications métiers (par le biais d’API et d’un écosystème de partenaires).

N’y allons pas par quatre chemins : avec cette nouvelle version blueKiwi s’installe dans la cours des grands aux côtés d’outils comme SocialText ou BlueHouse. J’attends avec impatience de pouvoir tester tout ça en profondeur…

Vive les espaces de travail virtuels !

Cette semaine est une semaine faste pour la micro-niche des espaces de travail virtuels car nous avons droit à deux lancements majeurs.

Présence virtuelle vs. Télé-présence

Immersvie Workplace 2.0, une solution proposée conjointement par Rivers Run Red et Linden Lab. Pour faire simple, il s’git d’une instance privatisée de Second Life (qui n’est donc pas connectée à la grille principale) agrémentée d’un certain nombre d’outils pour facilement créer des salles de réunions virtuelles et des espaces collaboratifs (avec publication de documents, streaming et même partage d’écrans) : Linden Lab and Rivers Run Red launch Immersive Workspaces 2.0.

Exemple d'espace de travail virtuel

Une offre d’autant plus intéressante qu’elle s’insère de façon transparente à un intranet puisque c’est une solution “hébergée” (virtualisée ?). Il est ainsi possible de piloter les différents espaces au travers d’une interface web :

L'interface d'adminstration des Virtual Workspaces

Voilà en tout cas une solution tout à fait crédible pour faire rentrer les univers virtuels dans l’entreprise. Pas d’information sur le pricing de cette offre pour le moment mais il est visiblement question d’un modèle fondé sur l’abonnement mensuel.

Ne vous méprenez pas, l’objectif n’est pas de remplacer les conférences ou outils traditionnels mais plutôt de proposer une alternative aux réunions téléphoniques (tellement frustrantes) ou aux visio-conférences (tellement capricieuses).

V-Learning vs. E-Learning

Annonce quasi-similaire du côté des italiens d’ISN avec une offre de V-Learning qui repose également sur la Second Life GridISN Virtual Worlds Announces V-Learning Solution on Second Life Grid. Au programme de cette solution : des espaces de formation virtuels avec possibilité de recréer des environnements de travail complexes (usines, agences bancaires, points de vente…) et de faire du partage de ficher / VoIP…

Un exemple de chargée de formation virtuelle

Ils seraient en discussion avec des banques et des universités italiennes avec différents modèles tarifaires : à l’abonnement (250€/mois pour 100 utilisateurs) ou à l’achat (comptez 30.000 € par installation).

Encore une fois l’idée n’est pas de remplacer les modules de formation traditionnels mais plutôt de trouver des alternatives au E-Learning (tellement limité).

Le virtuel au quotidien dans nos entreprises

Sans partir dans des dispositifs complexes, je suis intimement persuadé que les applications virtuelles peuvent bénéficier à toutes les entreprises, et pas uniquement dans des domaines comme la présence virtuelle ou le V-Learning.

llustration avec cette très bonne vidéo publiée par Stonefield Inworld : Une journée avec l’Internet 3D dans la vie d’un jeune cadre.

Tout comme nous ne nous imaginerions plus travailler sans email ou téléphones mobiles, les espaces de travail virtuels vont venir progressivement prendre leur place dans les entreprises. Cela prendra peut-être une génération mais nous y arriverons !

IBM lance une plateforme sociale de collaboration en ligne

C’est cette semaine qu’IBM a ouvert un nouveau service de business social networking : Bluehouse. Derrière ce nom (qui ne manque pas d’humour) se cache un ensemble de services proposés en mode SaaS pour :

  • Faire de la conférence en ligne (avec partage de documents en live) ;
  • Faire du réseautage au sein de votre entreprise et même avec vos clients (avec profiles et groupes) ;
  • Créer des espaces de travail virtuels (pour partager des fichiers) de même que des espaces projets (pour faire du suivi et du pilotage) ;
  • Bénéficier d’outils de communication (chat…) ainsi que d’édition (formulaires en ligne).

Les profils des collaborateurs

Vous noterez au passage qu’ils ont soigneusement évités de faire des captures d’écran avec IE ou Chrome ;-)

Les espaces de travail en ligne

Au final nous avons donc une offre à mi-chemin entre Google Apps et Adobe Genesis. La particularité de cette offre repose cependant sur la possibilité de partager des ressources entre différentes entreprises, un peu sur le même modèle que les solutions de 37 Signals : comme tout le monde est sur la même plateforme, inutile de créer des accès pour vos clients / partenaires s’ils en possèdent déjà un.

Du moins il me semble que c’est la promesse annoncée : le Facebook de la collaboration en ligne. Ils ont un autre terme pour décrire la plateforme : le “cloud utility“. Est-ce à dire qu’ils vont progressivement enrichir la plateforme d’applications voir l’ouvrir à des éditeurs tiers comme sur la Facebook Platform ou sur… l’AppExchange de SalesForce ? Peut-être…

Donc si je récapitule nous avons une offre qui ambitionne de concurrencer quasiment tout les acteurs du marché des SaaS : Google (avec Apps), Microsoft (avec Office Live), Yahoo! (avec la suite Zimbra), Adobe (avec Connect / Genesis), SalesForce et même des acteurs de niche comme 37 Signals. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne manquent pas d’ambition.

(via The Inquisitr)

Adobe Genesis = Le PDF reader de la collaboration ?

C’est dans indifférence la plus totale qu’Adobe a officialisé la semaine dernière son projet Genesis. Présenté comme une outil de mashup collaboratif, je le décrirait plus comme un lecteur universel de documents avec une couche de collaboration et de communication : Code Name Genesis – The Future of the Enterprise Desktop. L’objectif étant de facilité la collaboration à distance et de réduire le nombre de réunions.

La proposition de valeur est la suivante : Les collaborateurs installent le ‘player‘ Genesis et accèdent à un espace de collaboration en ligne, cet espace est défini par un template (à choisir dans une liste) et par les nombre de données représentées (documents, sites web, fenêtre de chat et de visio-conférence…). Lire à ce sujet : Adobe readying new mashup tool for business users.

Il y a également un volet ‘Manager‘ qui permet de configurer les différents espaces de travail et de gérer les droits d’accès et les permissions :

Plus d’infos ici : Aperçu de Adobe Genesis.

Genesis = Connect 2.0 ?

Donc dans les faits, nous pouvons considérer ce projet comme le successeur officieux de Connect qui propose sensiblement la même chose mais en Flash (espaces de collaboration en ligne). La grande nouveauté vient de l’utilisation de la technologie AIR pour réaliser le player. Ce dernier sera donc facile à déployer et à maintenir, mais surtout permettra d’accéder aux ressources stockées sur le disque dur des collaborateurs (chose que Flash -ni aucun navigateur- ne peut faire).

De plus, cette offre sera dans un premier temps proposé en mode SaaS (via les infrastructure d’Adobe) mais pourra dans un second temps être internalisée (en ayant recours à un serveur hébergé dans le domaine de confiance du S.I. de l’entreprise).

Nous avons donc au final une très belle solution en ligne de collaboration en temps réel. Très pratique pour ne pas avoir à se dépatouiller des différentes versions de documents / logiciels et pour essayer d’optimiser le temps des collaborateurs (moins de réunions “physiques”).

Le wiki comme format universel de la collaboration en ligne ?

En poussant la réflexion un peu plus loin nous sommes en droit de nous demander si finalement la clé de tout ceci serait de s’affranchir des formats bureautiques (Word, Excel, Powerpoint…) et au final des fichiers. Même si Genesis apporte une solution intéressante pour réduire la dépendance aux outils bureautiques traditionnels (mail, office…), je ne peux m’empêcher de considérer cette offre comme une solution de transition vers des outils / pratiques réellement plus légères comme les intranets wikifiés. En ce sens, le Mashup Center d’IBM propose une approche moins centrée sur les fichiers et plus sur les mashup d’où le nom du produit).

Difficile pour le moment d’évaluer quel va être le coût de cette offre mais tant qu’à bouleverser les habitudes et imposer un nouvel outil, autant voir les choses en grand et extraire la connaissance et les données des fichiers pour les ré-injecter dans des wikis. Résultat : plus aucun problème de déploiement, de gestion des versions, de compatibilité…

Mais revenons les pieds sur Terre : les fichiers et formats bureautiques sont encore très largement répandus et il faudra bien une génération pour s’en débarrasser. Espérons que la génération Z nous aidera à accélérer la manœuvre.

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