Google et SalesForce concurrents sur l’offre de S.I. à la carte

Cette semaine Google a présenté une grosse nouveauté pour son offre Google Apps, l‘ouverture d’une marketplace d’applications en ligne : Google Apps Marketplace now launched.

La page d'accueil de Google Apps Marketplace

La page d'accueil de Google Apps Marketplace

Voici à quoi ressemble cette offre en quelques lignes :

  • Les applications proviennent d’une multitude d’éditeurs petits ou gros ;
  • Les applications sont rangés dans des catégories et sont notés par les utilisateurs ;
  • Les applications peuvent être hébergées sur la plateforme Google ou n’importe où (une grande nouveauté) ;
  • Google ponctionnera 20% des revenus des éditeurs pour lui donner accès à la plateforme (distribution, système d’authentification unique, facturation…).

Une cinquantaine de partenaires sont d’hors et déjà présents sur cette marketplace et quelque chose me dit que le nombre d’applications disponibles va croître très rapidement. D’une part car Google est un sacré moyen de crédibiliser l’offre des petits éditeurs qui vont se ruer dessus, d’autres part car les conditions sont plutôt avantageuses. Visite guidée en vidéo :

Même s’il n’y a “que” 25 millions d’utilisateurs de Google Apps, l’ouverture de cette marketplace va offrir une couverture fonctionnelle beaucoup plus large aux entreprise qui vont pouvoir se confectionner leur système d’informations à la carte. Un S.I. sur mesure en quelques clics de souris ? Mais oui car on y trouvera les solutions Google (email, collaboration) mais également des solutions verticales (CRM, RH…) et des environnements de production d’applications métier (à l’image de RunMyProcess). C’est donc en quelque sorte le retour du concept originel de Jotspot (un S.I. à la carte), mais les observateurs préfère la décrire comme l’iTunes des SaaS.

Avec cette marketplace, Google décuple ainsi l’intérêt de son offre et de ses quelques applications de base (messagerie…) qui seront parfaitement intégrées aux applications de la marketplace pour créer d’innombrables possibilités (illustration dans ces articles : Web-Based Productivity Suite Zoho Finds A Place In The Google Apps Marketplace et Google Apps Marketplace: 6 Great Apps to Try Now).

En tout cas cette marketplace est le chainon manquant entre Google Apps (la suite d’applications en ligne de Google), AppEngine (la plateforme d’hébergement d’applications) et GWT (le framework de développement d’applications en ligne). Tout est fait pour simplifier la tâche de petites équipes de développement qui vont pouvoir bénéficier de la mécanique Google (crédibilité, visibilité…).

Deux semaines avant cette annonce, c’est SalesForce qui avait fait sensation avec le lancement de Chatter, la couche sociale venant se greffer sur ses applications de gestion de forces de vente / CRM et sur la plateforme d’hébergement d’applications (Force.com).

La fonction de groupe dans SalesForce Chatter

La fonction de groupe dans SalesForce Chatter

Certains n’hésites pas à qualifier cette nouvelle offre de Facebook pour entreprises mais je trouve cette comparaison abusive, il serait plus juste de parler de FriendFeed pour entreprise dans la mesure où l’offre repose avant tout sur les profils des utilisateurs et groupes ainsi que sur le flux d’activités qui est remonté sur ces pages. Il y est donc surtout question de circulation de l’information et de systèmes de notification passifs de type lifestream et/ou microblog. Démonstration vidéo ici :

Cela vous fait penser à Yammer ? Vous avez bien raison ! Ils ont d’ailleurs réagis très rapidement en lançant une nouvelle offre extra-entreprise : Yammer Communities Open The Door To B2B Microblog Collaboration And Much More.

Cette nouvelle dimension sociale sur la plateforme SalesForce complète ainsi la vision du CEO (grand admirateur de Facebook : The Facebook Imperative Cannot Be Stopped) et va donner un coup de fouet à l’offre tout en offrant de nombreuses possibilités grâce aux custom dashboards et à la possibilité de manipuler des flux d’informations.

Tout ceci est très encourageant pour tirer vers le haut les offres de cloud computing et de social software. Il est maintenant clair que la pression devient de plus en plus forte sur les gros éditeurs qui ne sont pas encore passés au cloud computing (Microsoft avec SharePoint et IBM avec Lotus Connections) et sur les plus petits qui ne possèdent pas de marketplace d’envergure (avec des suites collaboratives en ligne comme SocialText, blueKiwi, XWiki…). Ceci étant dit, la compétition reste ouverte puisque les gros éditeurs gardent de bonnes cartes dans leur jeu (notamment Microsoft avec Azure et IBM avec Mashup Center) et parce que les petits ont une réactivité plus grande.

À partir de là, il est possible de définir les prochaines grandes étapes dans cette course à la domination de l’informatique d’entreprise de nouvelle génération :

  • Un réseau social E to E permettant de faire à la fois du réseautage d’affaire avec d’anciens collègues / prestataires mais aussi de collaborer entre entreprises ou business units (à mi-chemin entre LinkedIn et LotusLive) ;
  • Une marketplace globale liant entre elles les entreprises de toutes tailles, tous les marché, toutes les industries (une sorte d’Alibaba ou de VerticalNet universel) ;
  • Une solution pour que les employés puissent manipuler les données et les processus à partir d’outils de mashup et qu’ils les partagent dans une marketplace interne (ou externe !).

Toujours est-il que le lancement de Google Apps Marketplace risque de bouleversé à jamais la façon dont les PME / TPE appréhendent l’outil informatique et la façon de gérer leur système d’information. Je ne vous referais pas l’apologie du cloud computing mais je peux vous assurer que j’ai croisé de nombreux DSI qui étaient plus qu’élogieux sur Google Apps et le soulagement que représente pour eux la sous-traitance des emails (”plus besoin de s’embêter avec un serveur Exchange et des mises à jour d’Outlook, si j’avais su je l’aurais fait depuis bien longtemps“). Et s’il en était de même pour le reste des applications ?

Compte-rendu de la présentation du référentiel Useo

Ce matin j’ai pu assister à la présentation du référentiel Useo, un outils de classification des solutions de collaboration de type Entreprise 2.0. Pour être plus précis, il s’agissait de la présentation de la seconde édition d’une étude sur les réseaux sociaux d’entreprise servant de base à la création d’un référentiel public (cf. leurs publications). Ce référentiel n’est pas pour vocation d’être finalisé : 23 solutions y sont répertoriées et une dizaine d’autres sont en cours d’étude. Ont retrouve dans cette liste des habitués (Bluekiwi, SocialText, Xwiki, Jive…) mais aussi des acteurs issus de la gestion de contenus et documents (eRoom, eZpublish, Jahia, Jalios, Joomla, Typo3) ainsi que les poids lourds (Sharepoint, Lotus Connections).

Arnaud Rayrole était donc aux manettes faces à une sélection de blogueurs et journalistes pour présenter l’étude et ses conclusions :

Arnaud Rayrole et la matrice Useo

Arnaud Rayrole et la matrice Useo

Voici les points-clés retenus lors de cette présentation :

  • L’usage le plus répandu en entreprise est la collaboration douce (informelle) ;
  • La liste des solutions estampillées “2.0″ s’allonge tous les ans avec de gros nouveaux entrants comme SAP ou Cisco ;
  • 5 familles d’usages principaux ont été identifiées :

    5 familles d'usages principaux

    5 familles d'usages principaux

  • Toutes les solutions couvrent plus ou moins les mêmes besoins mais les fonctionnalités sont mises en scène différemment ;
  • Les solutions étudiées proposent des niveau de maturité différents (cf. Seemy qui fait office de “petit dernier” malgré sa prochaine V.3) :

    Maturité des solutions étudiées

    Maturité des solutions étudiées

  • Une grosse partie des solutions est encore centrée sur les documents ;
  • Beaucoup de solutions ne sont qu’un agrégat de fonctionnalités pas forcément bien intégrées ;
  • Les outils peuvent être représentés au sein d’une matrice des potentiels sociaux (différentes du magic quadrant de Gartner car l’objectif n’est pas forcément de se retrouver en haut à droite) :

    Matrice des potentiels sociaux

    Matrice des potentiels sociaux

  • L’intérêt de l’étude n’est pas de ressortir un classement mais plutôt de bien positionner les différentes solutions selon leur approche ;

Vous noterez dans cette matrice les références à des solutions de social networking comme Ning ou Elgg (qui ne sont pas forcément dédiées à des usages internes) ainsi que l’absence de Confluence ou Mindtouch.

Suite à cette présentation nous avons eu l’opportunité de débattre et surtout de refaire le monde (de l’entreprise 2.0) :

  • Les deux gros enjeux du conversationnel en entreprise sont de développer la collaboration douce et d’accélérer le partage de l’information ;
  • Les outils bien conçus / packagés apporte le gros avantage de pouvoir faciliter l’appropriation et de convertir en masse des collaborateurs rétifs à l’apprentissage de nouveaux outils (plus ils sont simples / intégrés et plus l’adoption se fait en douceur) ;
  • Nous sommes au devant de nombreuses années de turbulence avec l’intégration de ces outils (et donc de la couche sociale qui va avec) dans le cycle de vie des documents et le S.I. ;
  • Pour atteindre rapidement la taille critique d’utilisateurs, une démarche “2.0″ doit s’appliquer aux niveaux les plus bas du fonctionnement de l’entreprise (processus métiers et applications critiques) sinon elles ne concernent que des initiatives conversationnelles qui ne fédèrent que les collaborateurs les plus impliqués dans la vie et l’évolution de l’entreprise (une minorité).

Tout ceci n’est que le résumé d’une matière très riche, je vous invite donc fortement à télécharger l’étude et à rejoindre le référentiel pour bénéficier des fiches descriptives des solutions.

Un livret blanc sur le social learning

Aujourd’hui est un grand jour car c’est le jour de la publication de notre livret blanc sur le social learning : Une Introduction au Social Learning. Je dis bien “notre” car il s’agit d’un ouvrage collectif auquel ont contribué un certain nombre de blogueurs et autres experts (en autre les copains Cédric Deniaud, Bertrand Duperrin…).

SocialLearning

Dans cet ouvrage le social learning est définit ainsi : “Le développement des savoirs, des aptitudes et attitudes, par la connexion aux autres (que ce soient des collègues, des mentors ou des experts)  via les médias électroniques synchrones ou asynchrones“.

Ma (modeste) contribution a cet ouvrage est la suivante :

Le social Learning pourrait se définir comme suit : “Les pratiques et outils de capitalisation, de partage et d’enrichissement des connaissances au travers de la collaboration”.

Cela devrait être composante essentielle de la politique RH d’une entreprise car générateur de valeur ajoutée dans le sens savoir-faire (très complexe à copier ou à sous-traiter) et non capacité de production (un facteur de compétitivité du siècle dernier).

L’objectif du social learning est d’extraire les connaissances des individus et fichiers pour les répertorier, les indexer et les rendre disponibles à l’ensemble des collaborateurs afin qu’ils puissent en bénéficier et les enrichir.

Les pré-requis du social learning sont :

  • une volonté forte de la direction générale relayée auprès du middle management ;
  • une incitation et de la reconnaissance validée par les RH ;
  • des outils permettant de faciliter / stimuler les échanges.

Les outils liés aux pratiques de social learning sont nombreux et correspondent à des objectifs différents :

  • Les blogs, wiki et FAQ collaboratives pour stocker et structurer les connaissances ;
  • Les social bookmarks pour mutualiser les sources externes et faire du filtrage collaboratif ;
  • Les espaces de discussions pour historiser / pérenniser les échanges ;
  • Le réseau social interne pour assurer la traçabilité des contributions.

C’est avant tout un dispositif global qui va directement jouer sur la performance collective des collaborateurs et indirectement améliorer la performance individuelle à plus long terme (à mesure que les mentalités et habitudes de travail évoluent et s’adaptent à une dynamique de collaboration).

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Non seulement ce livret blanc est disponible en français/anglais, mais en plus d’autres ouvrages de ce type devraient suivre. Le début d’une belle aventure (collaborative) !

XWiki Enterprise sort sa V.2

Normalement c’est à la fin du mois de septembre que sortira de façon officielle la V.2 de XWiki Enterprise. Comme c’est la première fois que je parle de cette solution française sur ce blog, je vais prendre le temps de vous expliquer en quoi nous pouvons être très fièr de cette solution (française je vous le rappelle). Contrairement à ce que son nom peut vous faire croire, XWiki est plus qu’un wiki, c’est une plateforme applicative comme l’était JotSpot avant le rachat par Google. Précision qui a son importance : c’est une solution open source publiée en licence LGPL.

Exemple de Wiki d'entreprise avec XWiki V.2

Exemple de Wiki d'entreprise avec XWiki V.2

Fondée en 2004, XWiki est une start-up française lancée par Ludovic Dubost et dans la quelle travaille entre autre Émilie Ogez. Il existe plusieurs produits dans la gamme de XWiki :

Mais XWiki c’est aussi un prestataire de service (à retrouver sur XWiki.com) et une communauté (sur XWiki.org). Il y a en fait derrière cette solution tout un écosystème qui propose des applications à greffer sur la plateforme.

Mais revenons à nos moutons et à la seconde version. Au programme des nouveautés :

  • Une nouvelle interface plus sobre, plus conviviale et plus facile à modifier ;
  • Des favoris qui permettent de s’abonner aux pages de son wiki et de recevoir des notifications par mail lorsqu’elles sont modifiées (les pages) ;
  • Un éditeur de texte riche plus puissant et plus stable ;
  • Une amélioration du clustering qui est maintenant basé sur le nouveau concept d’événements distribués ;
  • La possibilité de créer des macros au sein de votre wiki ;
  • Ainsi que de nombreuses corrections et améliorations du produit.

Toutes les infos sont dans les Release Notes et la Roadmap. En illustration le nouvel éditeur WYISWYG :

L'éditeur WYSIWYG de XWiki V.2

L'éditeur WYSIWYG de XWiki V.2

Et l’interface de choix du thème :

La gestion des thèmes dans Xwiki

La gestion des thèmes dans Xwiki

Si vous voulez creuser vous pouvez aller voir les différentes études de cas (AFP, EADS…).

J’ai de nombreuses choses à dire sur XWiki et notamment sur les possibilités de structuration du contenu ou sur les expérimentations de Wiki en monde P2P mais je préfère réservé ça pour un prochain billet (avec peut-être une interview si je suis en forme).

Ha au fait, est-ce que je vous ai précisé qu’XWiki a été retenu pour l’appel à projets Web 2.0 innovants ?

Résumé des comptes-rendus de la conférence E2.0 de Boston

Voilà, la grande messe annuelle de l’Entreprise 2.0 à Boston s’est achevée en fin de semaine dernière (comme Michael J.) et il est largement temps de faire un premier résumé des comptes-rendus et impressions de personnes ayant eu la chance d’y participer :

Voici les points clés et mes commentaires :

  • L’Entreprise 2.0 est encore vu par certains comme un phénomène de mode (étrange, le nom va peut-être passer mais les pratiques resteront, du moins j’en suis persuadé) ;
  • Microsoft possèdent encore (et toujours) une force de frappe terrifiante avec la suite SharePoint vis à vis d’éditeurs beaucoup plus petits (effectivement, je rencontre régulièrement des clients avec une licence SharePoint qu’ils sont obligés d’utiliser – “The reality is no one got fired for buying Microsoft“) ;
  • IBM reste dans l’ombre (quel dommage car il y a un potentiel gigantesque derrière Lotus Live mais ils ne savent pas bien le mettre en valeur, du moins en France – cf. IBM lance une plateforme sociale de collaboration en ligne) ;
  • Les tableaux de bord sont à la mode (tous les éditeurs propose leur solution de personalized dashboard car ils sont à la fois utiles, sexy et très vendeurs – cf. Vive les tableaux de bord en ligne !) ;
  • Le microblog est partout, visiblement tout le monde y est allez de sa petite démonstration et de son éloge sur Twitter (je suis plus que sceptique car les pratiques de micro-blogging sont plus qu’anecdotiques en France et parce qu’elles requiert une masse critique avant d’être vraiment intéressantes) ;
  • Les outils ne sont pas un objectif mais un moyen, implémanter des blogs ou wikis internes ne suffira pas à faire naître une dynamique de collaboration active, il faut faire évoluer les mentalités et les habitudes de travail en meêm temps :
  • Il y a de très fortes opportunités à saisir dans les applications mobile, ceci est d’autant plus vrai avec le déploiment massif de smartphones.

L’emballement généralisé autour de Twitter ne me surprend qu’à moitié mais me laisse perplexe. J’y vois plus pour les éditeurs un moyen de ne pas paraître largués (surtout vis à vis du rapport très particulier des blogueurs / leaders d’opinion avec Twitter) que d’une réelle réflexion à long terme. Je pratique Twitter depuis plus de 2 ans et je suis intimement persuadé que déployer une solution de microblog en entreprise sans un minimum de pédagogie est un projet voué à l’échec. D’autant plus qu’il y a des chantiers bien plus intéressants à mener (se libérer de l’emprise des fichiers, déployer un réseau social interne…) plutôt que s’embarquer dans cette utopie de Real-Time Enterprise. Utopie ? Oui tout à fait : je rencontre au quotidien bon nombre d’entreprise confrontées à d’énormes réticences vis à vis du partage entre collaborateurs, alors de là à faire du partage en temps réel… De plus, avant de faire de la veille en temps réelle, il faut d’abord savoir faire une veille traditionnelle efficace (et notamment mettre ne place l’organisation qui va agréger / digérer / traduire et transformer cette masse d’informations en alignements de la stratégie de l’entreprise).

Pour en revenir à cette conférence, je suis enfin très étonné de na pas avoir lu de mentions de Google Wave, peut-être le marché est-il encore en attente de tester la bête avant de se prononcer… Il faut dire que les accès à la version pré-alpha sont plus que dures à trouver.

Le plein de nouveautés pour l’édition 2009 de la conférence E2

Comme chaque année, le petit monde de l’entreprise 2.0 se réunit à Boston pour la grande messe annuelle : la conférence Enterprise 2.0. Le programme de l’édition 2009 a l’air très chargé, heureusement que nous pouvons compter sur nos correspondant francophones (Claude, Xavier et Richard…). Cette conférence est l’occasion pour les éditeurs d’annoncer ainsi de nouvelles versions.

Mindtouch a donc présenté hier sa solution de Collaborative Intranet, la première d’une série de 3 briques technologiques essentielles qui sont censée révolutionner notre façon de collaborer (lire à ce sujet : The New MindTouch Collaborative Intranet: Way More Than Just Wiki et The Future of Collaborative Networks).

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Le collaborative Intranet de MindTouch

SocialText a également profité de l’occasion pour dévoiler sa nouvelle grille de tarifs (gratuit en dessous de 50 utilisateurs) ainsi qu’un tableur en ligne : Distributed Spreadsheets. Plus d’infos ici : Let’s Talk about Numbers et Socialtext Unveils SocialCalc & Freemium Pricing.

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Le tableur en ligne de SocialText

Mais ce n’est pas tout puisque les absents de cette conférence brillent également par leurs nouveautés :

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La solution de collaboration en ligne d'Adobe

Voilà ce que l’on sait pour le moment. La conférence n’est pas terminée alors restez à l’écoute pour un débrief plus complet.

Confluence 3.0 se lance sur les traces de JotSpot

Après SocialText, BlueKiwi et Jive, c’est au tour de d’Atlassian d’injecter du social dans sa plateforme de collaboration en ligne : Atlassian Announces Confluence 3.0 & Plugin Exchange. La suite Confluence nous revient donc dans une troisième version avec le ‘minimum social” déjà présent sur les offres concurrentes : profils à la LinkedIn, activity stream à la Friendfeed, status updates à la Twitter… Rien de très nouveau mais une remise à niveau par rapport à la concurrence.

Le tableau de bord de Confluence V3

Le tableau de bord de Confluence V3

Là où Confluence se démarque, c’est dans la mise en ligne d’une place de marché de plug-ins : Plugin Exchange. L’idée est de permettre à des éditeurs externes de proposer des services au travers de plugins qui se greffent à la plateforme. Ces plugins sont disponibles sur cette fameuse place de marché où ils sont notés et commentés (une sorte de App Store à la sauce Wiki d’entreprise).

La place de marché de plugins de Confluence

La place de marché de plugins de Confluence

Tout ça ne vous rappelle rien ? L’AppExchange de SalesForce ? Oui effectivement, mais encore ? JotSpot ? Oui tout à fait. Car c’est bien sur le modèle d’intranet wikifié que Confluence est en train de conforter son positionnement. Le principe est simple : la plateforme se présente comme un wiki d’entreprise sur lequel il est possible de greffer différentes applications génériques ou verticales afin de structurer les échanges et la collaboration. C’est ce que proposait JotSpot avant d’être racheté par Google et complètement dénaturé pour être transformé en Google Sites (un produit bâtard qui ne convainc personne).

Tout aussi intéressant, Confluence propose des connecteurs pour une intégration simplifiée à un serveur SharePoint et des documents Office (un grand classique de l’informatique d’entreprise). Cette troisième version propose également une interface entièrement modulable à la souris.

Donc au final nous avons une suite collaborative en ligne tout à fait intéressante au vue de ce que propose la concurrence.

Ok et alors ? Cette nouvelle version m’aurait enthousiasmée il y a encore 2 semaines, mais depuis l’annonce de Google Wave, je me dis que le modèle de collaboration tel que le proposent SocialText, blueKiwi, Jive ou Confluence mérite d’être challengé et surtout comparer à des logiques bien plus disruptives. Bref, je ne peux m’empêcher de penser que tout comme il y a un avant/après Facebook-Twitter-Freindfeed (le trio dont s’inspirent les 4 acteurs cités plus haut), il va y avoir un avant/après Google Wave. Reste à savoir comment le modèle de collaboration de Google Wave va pouvoir s’intégrer au sein de l’écosystème d’outils déjà présent en entreprise (Exchange, Sharepoint…).

Tout savoir sur le Cloud Computing et le SaaS

J’ai déjà abordé à de nombreuses reprises les applications en ligne (Software as a Service) de même que le principe de Cloud Computing sans jamais prendre le temps de bien expliquer ce que cela recouvre. Plus la peine de la faire puisqu’il existe maintenant un très bon ouvrage sur le sujet : Cloud Computing et SaaS : une rupture décisive pour l’informatique d’entreprise. rédigé par mon ancien collègue Guillaume Plouin.

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Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui souhaitent comprendre les concepts et les enjeux du cloud computing tant côté DSI (chefs de projet, architectes, développeurs, administrateurs…) que côté utilisateurs (maîtrises d’ouvrage, consultants…) :

  • La première partie présente le concept de cette “informatique dans les nuages” et celui du SaaS expliquant ce qui les différencient ;
  • La deuxième partie explique quels sont les avantages et les inconvénients du cloud computing pour l’entreprise en prenant successivement les points de vue de la direction, des utilisateurs puis des informaticiens ;
  • La troisième partie décrit les étapes à franchir pour évoluer vers le cloud computing ;
  • La quatrième partie propose un panorama des offres SaaS aujourd’hui disponibles ;
  • La dernière partie, plus technique, décrit les architectures sous-jacentes aux applications. Elle présente les PaaS (Platform as a Service) qui permettent aux entreprises de faire héberger leurs développements spécifiques sur des architectures multi-tenants.

Très simple d’accès pour les non-informaticiens, ce livre répond à toutes les questions que vous devez vous poser sur ces thématiques.

Déontologie professionnelle sur les médias sociaux

Il y a quelques semaines James Andrew, le directeur de la division interactive de KETCHUM, réseau d’agences de conseil en relations presse et stratégie d’influence (Ketchum Paris fait parti du groupe DDB France) a écrit un tweet où il avouait son dégout pour la ville dans laquelle il se rendait :

Tweet de James Andrew

True confession but I'm in one of those towns where I scratch my head and say "I would die if I had to live here!

(La ville en question est Memphis)

Le message en soi n’a rien d’extraordinaire mais James Andrew l’a écrit alors qu’il se rendait au siège social d’un des plus gros clients de son agence : Fedex. D’autre part, James Andrew est suivi sur Twitter par plus de 1500 personnes parmi lesquelles figurent apparemment des salariés de Fedex. (Son nombre de followers a largement augmenté depuis cette histoire)

Ainsi ce simple tweet a provoqué un véritable tollé. Les employés de Fedex se sont sentis insultés, ils ont adressé un long courrier à James qui a dû faire des excuses publiques à son client. L’histoire a été relayé sur de nombreux blogs et alimenté de nombreux débats, certains soutenant James, d’autres soutenant Fedex.

James Andrew avait-il le droit déontologiquement d’exprimer son opinion sur la ville de Memphis ? James Andrew, compte-tenu de son audience et de sa position de directeur d’agence, n’aurait-il pas dû mesurer l’impact d’une telle critique ? Les employés de Fedex ont-ils eu raison de s’offusquer de ce tweets ?

Quoiqu’on en pense, le fait est que cette histoire a fait beaucoup de bruit et a irrémédiablement abimé la relation commercial entre ces 2 boites.

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Memphis - Crédits : Exothermic

Si on devait tirer une leçon de cette histoire, ce serait que dans un contexte d’affaire, le salarié 2.0 doit être prudent et surveiller ses usages des médias sociaux. Car ceux-ci, répondant à notre besoin toujours grandissant de nous exprimer et de communiquer, nous entraînent vers toujours plus d’information, plus de communication au détriment parfois de toute considération déontologique.

C’est assez étonnant de voir à quel point certains appliquent au monde professionnel leurs habitudes de “facebooker”. Ainsi au fil des tweets et des RSS, on découvre les amitiés et inimitiés dans les hiérarchies des boites, on apprend le quotidien et les secrets maisons de concurrents, de clients, de fournisseurs…

La déontologie professionnelle est particulièrement mise à mal sur les médias sociaux. Et je pense que les entreprises devraient penser sérieusement à revoir leurs contrats de travail, notamment les clauses de confidentialité et intégrer peut-être une clause concernant la déontologie sur Internet en rapport avec les nouveaux usages.

Ceci-dit la frontière entre vie privée et vie professionnelle est tellement floue que, quelques soient les clauses des contrats, il sera toujours très difficile pour le salarié 2.0 de mesurer la “légalité” de ses propos sur le web.

Novell propose également sa plateforme collaborative avec GroupWise

Historiquement présent sur le créneau des réseaux d’entreprise, Novell a petit à petit fait évoluer son offre vers des fonctions plus collaboratives. Les premières offres comme WorkSpace existent ainsi depuis de nombreuses années.

Mais les choses sérieuses commencent avec la dernière version de la suite GroupWise : Novell GroupWise 8 Provides Enterprise 2.0 Capability for Personal Productivity Functions. Cette suite se présente ainsi sous la forme d’un logiciel client (Windows, Mac Linux) où chaque collaborateur dispose de son tableau de bord personnel où sont regroupées les infos personnelles (emails, calendrier, tâches, contacts…) mais également les données de collaboration (jalons et alertes pour de la gestion de projet…) ainsi que des flux externes :

Le tableau de bord de Novell GroupeWise

Le tableau de bord de Novell GroupeWise

Le look&feel fait un peu penser à Lotus Notes mais d’un point de vue fonctionnel cette suite se révèle être un bon premier pas dans le monde de l’Entreprise 2.0 avec quelques fonctions basiques comme le tableau de bord multi-vues, l’intégration des flux RSS et de fonctions collaboratives ainsi qu’une intégration fine des terminaux mobiles et des solutions de web conferencing “maison” (Teaming).

Rien de très révolutionnaire car tout ceci existe déjà notamment chez des concurrents en mode SaaS comme blueKiwi et SocialText,  mais un éditeur qui bénéficient très certainement d’une bonne réputation auprès des DSI (argument non-négligeable) et un produit qui va certainement évolué dans le bon sens si l’on en croit les différentes expérimentations internes : Making Wikis Work at Novell.

2009 sera très certainement une année de consolidation des acquis pour les différents acteurs du marché, parce qu’avec autant de gros éditeurs en course (Microsoft, Google, IBM, Adobe, Apple, Yahoo…), la bataille risque d’être rude…

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