Surmenage, le web 3.0 à la rescousse du salarié 2.0

Suite à la publication de mon billet Salarié 2.0 vs. salarié 1.0, j’ai eu beaucoup de retour concernant la problématique du temps et de la productivité. En effet mon billet mettait en exergue la multitude de services que le salarié 2.0 doit gérer au quotidien et posait par conséquent la problématique du temps nécessaire à la gestion de ces services.

Photo de Teriyaki Matz’

Surmenage dû à une ultra-connectivité

Le salarié 2.0 possède tous les terminaux nécessaires pour rester connecté en permanence à la toile (ordinateur (ultra)portable, smartphone…) et est connecté à une multitude de réseaux qui sollicitent son attention fréquemment. Il est clair que cette ultra-connectivité peut engendrer une baisse de la productivité, voir même un surmenage ou un burn out.

Chaque service est potentiellement ultra-productif

Il ne faut pas oublier que tous ces services 2.0 sont tous, chacun indépendamment, des outils pouvant potentiellement augmenter notre productivité. Les agrégateurs de flux ont boosté la veille, les réseaux sociaux ont dopé nos réseaux professionnels et nos activités commerciales , les micro-blogs nous ont permit une réactivité jamais atteinte jusqu’ici…

Mais pas d’offre globale 2.0

Le salarié 2.0 est radicalement plus productif que le salarié 1.0 à condition de savoir gérer tous ces outils, savoir jongler entre chacun. C’est là le point noir de la migration vers l’entreprise 2.0 puisque nous vivons une période charnière où les outils de collaboration et de communication foisonnent et se font concurrence sans qu’aucune offre professionnelle bien construite et abordable n’ait vu le jour.

Il existe bien sûr des offres propriétaires qui proposent un bouquet de services 2.0. Mais ces offres ont 2 défauts :

  • elles ne sont jamais complètes, elles ne remplaceront jamais TOUS les outils du salarié 2.0,
  • elles sont propriétaires et donc par définition déconnectées des autres solutions, ce qui au final ne les rend pas très 2.0.

Des solutions comme SocialText, BlueHouse ou BlueWiki, aussi complètes soit-elles, sont fermées sur elles-mêmes. Tous les outils qu’elles proposent ne me permettent de gérer mes relations qu’avec les personnes qui sont elles-mêmes dans leur escarcelle, c’est-à-dire seulement mes collaborateurs et éventuellement mes clients.

Alors quel est l’outil idéal au service des salariés 2.0 ?

L’outil idéal est fondamentalement OUVERT (ou alors tellement utilisé qu’il est devenu la norme) afin de permettre au salarié 2.0 de gérer tous les aspects de son travail, qu’ils soient tournés vers l’extérieur de son entreprise ou vers l’intérieur.

Je rêve d’un web-service, une solution SaaS, qui agrégerait en un seul endroit et d’une manière très intelligente (du web sémantique quoi ! D’où le 3.0 du titre) tous les outils 2.0 que le salarié manipule au quotidien.

Un espace accessible depuis n’importe où, depuis n’importe quel terminal (laptop, smartphone…), où je me connecte en utilisant mon OpenID, qui me permet de lire mes mails, de voir mon agenda, de faire ma veille, de faire de la gestion collaborative de projet, de la CRM, d’être en contact avec mes réseaux professionnels, d’être en contact avec mes collègues, avec mon équipe…

  • Pendant que je rédige un mail à un collaborateur, le service me propose les derniers posts de mes flux RSS qui sont en rapport avec ce que je suis en train d’écrire.
  • A la lecture d’un post de mes flux RSS, le service me fait ressortir les tweets de mes followers qui parlent de ce sujet.
  • En consultant la fiche d’identité d’un client, je découvre également son lifestreaming.
  • Dans mon agenda, je peux voir non-seulement les agendas de mes collègues mais également les agendas publics de mon réseau professionnel. Et découvrir les personnes qui ont entré dans leur agenda le même événement que moi.
  • Mes documents créés que je rends publics sont automatiquement disponibles sur des plateformes comme slideshare. Et les personnes qui consultent ces documents remontent automatiquement dans un groupe de mes contacts : suggestion de contacts.
  • A la rédaction d’un document, le système me propose de lire d’autres documents qui abordent le même sujet, rédigés par des collaborateurs ou des personnes qui me sont complètement inconnues.
  • Tous les statuts (twitter, facebook, plaxo…) de tous mes contacts sont agrégés en un seul endroit et mis-à-jour en temps réel. Mais pour ne pas être noyé par ce lifestreamign de tous mes contacts, j’ai a disposition des outils de tris sémantiques me permettant de retrouver en quelques secondes qui a dit/fait quoi et quand, ou de découvrir l’info à ne pas rater en ce moment.
Voilà j’ai trouvé ce que je veux pour noël.

BubbleComment : la collaboration en vidéo

Après les services de Social Bookmarking (qui permettent d’enregistrer ses favoris/marques-pages non pas sur son poste mais en ligne pour les retrouver de n’importe quel ordinateur et les partager), nous avons vu apparaître en 2008 des outils plus pointus qui permettent non seulement d’enregistrer une page mais en plus d’y ajouter des notes et des commentaires.
Cette deuxième génération de social bookmarking s’inscrit parfaitement dans une logique de travail collaboratif et je pense que ça mériterait un petit billet dédié pour vous présenter leur potentiel.

Quoiqu’il en soit, nous avons passé une nouvelle étape aujourd’hui grâce à BubbleComment qui est un service d’annotation vidéo de pages web. A mi-chemin entre le vlogging (vidéo-blogging comme Seesmic) et le social bookmarking, BubbleComment vous permet d’enregistrer un court message vidéo en rapport avec une page web et de partager ensuite cette page et son commentaire. La vidéo (moins de 30 secondes) apparait dans une bulle par-dessus la page.

Ultra-simple, convivial et so-hype, BubbleComment pourrait être utilisé pour toute sorte de travail collaboratif :

  • Cher collègue, j’ai trouvé cet article qui pourrait t’interesser car… blabla
  • Madame la cliente, voici donc la nouvelle maquette intégrant vos corrections, vous remarquez que nous avons… blabla
  • Monsieur le prospect, suite à notre conversation téléphonique, voici le site web dont je vous parlais, vous voyez donc… blabla

Voici un exemple que je viens d’enregistrer :
http://www.bubblecomment.com/comment.php?id=ybLxEVqwQU
(et au passage un peu de pub pour mon blog :-)

PS : Bien que je l’ai découvert aujourd’hui, ce service existe apparement depuis plusieurs mois.

PPS : La version gratuite du service limite le visionnage du commentaire vidéo à 50 vues et/ou à 30 jours.

Quelle frontière entre vie de salarié 2.0 et vie privée 2.0 ?

Plus que jamais, à l’heure de l’entreprise 2.0, la question de la distinction entre vie privée et vie professionnelle se pose. Autant le salarié 1.0 n’avait besoin que de distinguer son adresse e-mail perso de son adresse e-mail pro, autant le salarié 2.0 collectionne les comptes en ligne et les identités numériques tant au niveau de sa vie privée que de sa vie professionnelle. Alors comment faire pour séparer celle-ci de celle-là ? Comment faire le tri entre ma vie numérique privée et ma vie numérique pro ?

Notez que le débat n’est pas “faut-il dissocier sa vie privée de sa vie perso ?” (je laisse Jean-Luc Delarue en discuter) et que je pars du postulat que le salarié 2.0 a besoin en tant qu’être humain de séparer ces deux pans de sa vie. Alors comment peut-il s’en sortir dans le contexte du web 2.0 ?

Le web en effet, et plus particulièrement le web 2.0, nous pousse à créer de multiples comptes en lignes, de multiples identités. A tel point que certains parlent de dividu et non plus d’individu, une tendance sociétale largement boostée par les nouvelles technologies.

  • Mon profil Facebook est d’abord un réseau social qui touche au domaine privé mais on retrouve dans mes “friends” des collègues de travail, des clients, des prestataires, des relations de travail…  (et certains disent même que Facebook peut être utilisé comme une plateforme de travail).
  • MSN me permet d’échanger avec mes collaborateurs mais c’était avant tout un outil de communication avec mes amis.
  • Mon compte Delicious me permet de bookmarker tous les sites/articles qui peuvent me servir dans mon travail, mais j’y bookmark également des sites pour mon intérêt personnel. Est-ce un compte privé ou professionnel ?
  • Mon compte Flickr qui héberge les schémas que je dessine pour ce blog est-il ma propriété ou celle de mon agence ?
  • Mon compte google qui me donne accès aux statistiques Google Analytics des sites de mon agence m’appartient-il vraiment ? ou est-il la propriété de mon agence au même titre que mon adresse e-mail pro ?
  • (…)

On pourrait penser que le lifestreaming (agrégation de ses contributions en ligne, de ses identités en un seul endroit, un seul flux) aiderait le salarié 2.0 à y voir plus clair. Mais je crois qu’au contraire cela contribue à la confusion, à l’inextricable imbroglio de ses dividus.

Je n’ai pas de solution à ce malaise ambiant, à ce bain de mélasse dans lequel nous nous vautrons avec délectation.

Bon j’arrête ici ce billet car je me sens largement dépassé par un débat qui empreinte à la philosophie, à la sociologie et à la psychanalyse. Bonne soirée.

Facebook peut-il être un outil de travail collaboratif ?

À l’instar de Bluehouse qui ne cache pas ses ambitions, vous êtes-vous déjà posé la question de savoir s’il était possible de collaborer efficacement sur Facebook ? La réponse est visiblement oui. Entendons-nous bien, il s’agit de collaboration active, pas de réseautage (cf.  Facebook at Work - Slacking or Networking?).

Le blog Nudge nous propose ainsi une petite sélection d’outils de collaboration qu’il est possible de déployer sur Facebook :  Collaboration on Facebook: Serious Business.

Il y a tout d’abord les fonctions natives de Facebook comme les groupes privatifs (réservés aux employés) et les tchats qui sont une alternative intéressante aux autres systèmes de communication (partant du principe qu’un salarié lambda passe plus de temps sur Facebook que sur son logiciel de messagerie).

Il y a ensuite des applications de gestion de projet comme MyOffice.

Nous avons aussi les espaces collaboratifs de chez Huddle : Workspaces by Huddle.

Et il y a enfin les applications d’édition simultanée comme Blackboard : Bb Sync.

Donc comme vous pouvez le constater, il y a (en théorie) une offre assez complète d’outils de collaboration disponibles sur Facebook. Suffiront-ils à donner ses lettres de noblesse au réseau des réseaux ? Pas sûr. Toujours est-il que c’est quand même un cadre de travail agréable, même si l’attention risque de ne pas être au rendez-vous. Je préfère encore miser sur des outils dédiés comme ceux de 37Signals (en attendant qu’IBM se décide à faire quelque chose de vraiment intéressant avec  Bluehouse).

Une plateforme E2.0 complète pour blueKiwi 2009

C’est la semaine dernière que blueKiwi a présenté la future évolution majeure de sa solution d’Entreprise 2.0 :  blueKiwi 2009, la plateforme de Réseau Social d’Entreprise qui stimule la performance.

Beaucoup de monde avait fait le déplacement pour non seulement découvrir les nouveautés mais surtout pour écouter les discours très attendus de  Stowe Boyd et le canadien  Jon Husband :

La présentation de bK2009

Mais revenons à la star de la soirée : la nouvelle version de blueKiwi. Gros lifting pour cette application en ligne qui s’éloigne de l’idée initiale de blocs-notes partagés pour aller vers une offre bien plus riche.

La visite guidée commence tout d’abord un ce très beau tableau de bord où est synthétisée l’activité sociale du collaborateur :

Le tableau de bord de bK2009

Il y a également des profils beaucoup plus riches qui intègrent l’ensemble de la production du collaborateur mais également des widgets, des tweets ainsi qu’un nouveau système de tag cloud :

Les profils enrichis de bK2009

Il y a ensuite un système de groupes (publics / privés / cachés) :

La liste des groupes dans bK2009

Terminons avec les espaces thématiques (sortes de mini-portails à la Netvibes) ainsi que les ideagoras :

Autres possibilités offertes par la plateforme : gestion de projet et intégration d’applications métiers (par le biais d’API et d’un écosystème de partenaires).

N’y allons pas par quatre chemins : avec cette nouvelle version blueKiwi s’installe dans la cours des grands aux côtés d’outils comme SocialText ou  BlueHouse. J’attends avec impatience de pouvoir tester tout ça en profondeur…

Une étude comparative des outils de micro-partage

Vous connaissez le blog, vous connaissez le micro-blog, mais connaissez-vous le micro-partage ? L’idée derrière cette pratique est d’adopter une approche minimaliste du partage de ressources, tout comme Twitter est une version ultra-minimaliste du blog.

Nous parlons bien ici de micro-partage, pas de micro-publication. La différence est subtile mais elle mérite une explication : avec des outils de micro-blog comme Twitter vous partagez de l’information ou des liens de façon empirique, non-structurée. Avec les outils de micro-partage vous faites la même chose, mais avec une panoplie plus large de ressources (informations, liens, documents, tâches…) et dans un environnement structuré pour en faciliter l’archivage et la traçabilité.

Le cabinet Pistachio Consulting nous propose à ce sujet une très bonne étude comparative des outils de micro-partage : Enterprise Microsharing Apps: Read All About Em.

Cette étude comparative distingue 6 catégories d’outils : les pure-players, les applications d’entreprise, les applications open source, les applications de pseudo-micro-partage, les applications intégrées et les applications en self-service. Voilà une catégorisation tout à fait intéressante à laquelle il serait possible de rajouter des entrées :

Pour ces 3 dernières catégories nous nous éloignons de l’aspect “micro” mais l’idée est bien d’avoir une approche légère (agile ?) du partage avec un focus sur la simplicité de prise en main et une grande souplesse dans ces outils pour favoriser l’adhésion empirique des collaborateurs.

Bref, que ce soit en mode SaaS ou internalisé, je pense que ce type d’application présente un très grand potentiel pour les entreprises qui souhaitent initier une démarche 2.0 sans pour autant se lancer dans de grands chantiers d’implémentation de blogs internes ou de wikis qui en effraient beaucoup (quelque soit le niveau hiérarchique).

(via WebWorkerDaily)

Salarié 2.0 vs. salarié 1.0

Salarié 2.0 vs 1.0

Voici une représentation graphique des outils de communication qui aujourd’hui gravitent autour d’un salarié 2.0, répartis dans les divers groupes auxquels il est connecté.

La panoplie est loin d’être complète mais le graphique révèle déjà une problématique : la multiplication des outils !! Alors qu’hier le salarié 1.0 utilisait comme seul outil l’e-mail, le salarié d’aujourd’hui a une multitude de services à sa disposition pour améliorer sa productivité et sa créativité, mais ce sont autant de services qu’il doit apprivoiser et entre lesquels il doit jongler.

Légende du schéma

  • Je communique avec mon équipe en utilisant MSN / GTalk / Yahoo Messenger pour échanger des infos très rapidement avec mes collaborateurs.
  • Je suis connecté avec tous les salariés de mon entreprise grâce à Yammer / Present.ly pour “capter le bruit ambiant”. Je découvre des nouvelles personnes au sein de mon entreprise, je suis les activités de certains collaborateurs…
  • J’utilise friendfeed et twitter pour suivre ma communauté professionnelle, faire de la veille, avoir des scoops, suivre les buzz, poser des questions professionnelles…
  • J’utilise facebook / linkedIn / Viadeo / Plaxo pour développer mon réseau professionnel intra-entreprise et extra-entreprise, grossir mon carnet d’adresse…
  • J’utilise Skype / Wengo pour contacter mes clients ou certains contacts de ma communauté professionnelle.
  • Je consulte Netvibes/ Google Reader/ Bloglines pour suivre l’actualité de mon univers professionnel, pour faire de la veille.
  • Je communique avec mes collaborateurs et mes clients sur les projets en cours en utilisant Basecamp / TeamSpace / ActiveCollab.

Libre expression dans l’entreprise

Une entreprise 2.0 est une entreprise qui utilise les outils et les principes du web 2.0 pour augmenter sa productivité et sa créativité, c’est une entreprise qui croit dans le potentiel de chacun de ses salariés et dans l’intelligence collective. Par conséquent c’est aussi une entreprise à l’écoute de ses employés, de leurs doléances et de leurs recommandations.

Après avoir assisté aux débats sur les sites comme notetonentreprise, opentojob ou cotetaboite qui permettent aux salariés de noter leurs entreprises, je me pose aujourd’hui la question de la mise à disposition des salariés par l’entreprise d’une place de libre expression.

J’entends par “place de libre expression” un outil interne (cad consultable uniquement par l’entreprise) où les salariés peuvent s’exprimer sur l’entreprise tout en gardant s’ils le souhaitent leur anonymat. Cela peut se traduire par un forum, un blog ou encore un réseau social dédié à l’entreprise.

Pour la libre expression

Une place de libre expression peut permettre à la direction de découvrir des maux dont elle n’avait pas conscience, d’anticiper des crises, de voir émerger des idées. Cela peut également donner la possibilité aux salariés de s’auto-gérer et de trouver eux-mêmes des solutions à leurs propres problèmes. D’autre part le principe même de mise en place de cet outil peut être perçu très positivement comme un signe de confiance et de reconnaissance.

Contre la libre expression

Bien sûr il y a beaucoup d’arguments contre la mise en œuvre d’une place de libre expression. Il y a d’abord la peur de perdre le contrôle d’un outil qui a été mis à la disposition des salariés par l’entreprise. Que ceux-ci s’expriment entre eux, c’est une chose, mais que l’entreprise les pousse à le faire, c’en est une autre. Bien que favorable moi-même à ce genre d’outils, je reconnais qu’il peut générer des dérives et qu’il ne peut donc pas rester sans contrôle. Il est d’ailleurs important de rappeler que, légalement, si le salarié jouit dans l’entreprise d’une liberté d’expression, il ne peut toutefois abuser de cette liberté en tenant des propos injurieux, diffamatoires ou excessifs.

Quoiqu’il en soit, alors que de plus en plus d’entreprises utilisent le crowdsourcing ou UGC (User Generated Content) et plus généralement les médias sociaux dans leurs stratégies de communication et de marketing, fort est de constater que rares sont celles à avoir fait le pas du web 2.0 dans leur communication interne et la gestion de leurs ressources humaines.

Quel choc culturel cela va être quand les digital natives vont débarquer dans nos entreprises au fonctionnement ultra vertical, eux qui sont habitués depuis toujours à donner leur opinion, à le partager et à se construire sur la critique.

PS : J’ai volontairement exclus de cette réflexion les délégués du personnel qui ont très probablement un rôle à jouer dans la mise en place / gestion / modération de ces outils de libre expression.

Twitter + Basecamp = Co-op

Je vous propose aujoud’hui de découvrir un outil en ligne à mi-chemin entre microblog et gestion de projet : Co-op. Pour faire simple, il s’agit d’un outil de microblog qui vous permet de :

  • Maintenir un contact permanent avec les membres de votre équipe (au travers des mini-messages et des status) ;
  • Avoir une vision macroscopique de ce sur quoi les uns et les autres sont en train de travailler ;
  • Documenter l’activité quotidienne au travers d’un système de time tracking (qui repose sur Harvest).

Gestion de projet et microblog dans une interface ultra-simplifiée

Je suis stupéfait par la simplicité de cet outil et par son approche minimaliste. Bien évidement il n’est pas ici question d’un système de gestion de projet ultra-perfectionné à la Ms Project ou d’un système de messagerie très sophistiqué comme Lotus Notes, mais plutôt d’une vision tout à fait agile de la collaboration. Ceux qui ont déjà dû subir les logiciels précédemment cités savent de quoi je parle et apprécieront à sa juste valeur le potentiel de ce service.

(via Swiss Miss)

OpenID dans les entreprises

Je suis tombé récemment sur un article de NiCos (pas l’animateur de la Star’Ac mais le rédacteur du blog Un électron libre) qui parle de l’utilisation de l’OpenID en entreprise. Si les termes techniques ne vous font pas peur, je vous conseille la lecture de son article. Sinon en voici une petite vulgarisation :

OpenID, rappel

OpenID est un système d’authentification unique qui permet d’utiliser un seul compte pour s’authentifier sur différents sites au lieu d’avoir un compte par site. Pour en savoir plus sur l’OpenId, vous pouvez lire cet article de Fred.

OpenID vs LDAP

L’OpenID est une solution “grand-public“, puisqu’elle s’attache au problème d’identification de l’individu. Ainsi cette solution est peu connue et peu utilisée dans les entreprises. On imagine mal la DSI créer et gérer des comptes OpenID pour chacun des employés de l’entreprise.

Les entreprises préfèrent donc utiliser des systèmes d’identifications ou de compte unique adaptés à leur problématique comme un annuaire LDAP (avec par exemple la solution Microsoft Server Microsoft Active Directory, ou la solution libre OpenLDAP).

Ces solutions de serveur Active Directory nécessitant des compétences spécifiques et ayant un coût important, NiCos suggère dans son billet d’installer plutôt une solution OpenID hébergée qui a l’avantage d’être simple à implémenter et gratuite.

Je trouve cette idée très pertinente car elle fait un pas vers l’interopérabilité des services web aux entreprises et fait un pied de nez à tous les systèmes propriétaires que certains acteurs du marché des SaaS continuent à prôner.

L’entreprise devient fournisseur de compte OpenID pour ses salariés, lui permettant ainsi de gérer les accès aux applications internes, mais aussi aux applications web externes, en un seul endroit.

L’idée est séduisante mais NiCos souligne quand même les limites de l’OpenID (pour l’instant) par rapport à une solution LDAP. Et je me pose la question de la facilité toute relative d’installation de cette solution et de sa gestion. Quelqu’un a-t-il déjà testé l’OpenID en entreprise ?

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